1898 : HOMMAGE à GIRRANE

19/09/2016-01/08/2017(re-edit)

Merci à amarrok membre du forum urban360 !

En 1898 était édité un ouvrage intitulé " La voiture de demain" écrit par John Grand-Carteret, les gravures ont été créées par Gustave Garnier dit " Girrane "

Ci-dessous la gravure "Prédictions pour 1900"

Sous la gravure voici le texte original:

 

"croquis original de Gustave Girrane

 

En 1900, un inventeur trouvera les "minuscules": automobiles électriques et portatives, que chacun pourra facilement posséder, parce qu'elles seront à la portée de toutes les bourses.

Plus de piétons, tel sera le résultat ! "


(source LE PROGRÈS )

 

Girrane, de son vrai nom Gustave Garnier, fréquente très tôt les ateliers de peintres et de sculpteurs, dessine, puis se tourne vers le journalisme. Double occasion d’écrire et de dessiner à satiété, à un moment où la photographie n’a pas encore droit de cité dans les colonnes des journaux. En 1890 -il a 25 ans- il crée « Les Croquis lyonnais », éphémère feuille périodique, dont il est à la fois le rédacteur et le dessinateur et dans les pages de laquelle il étudie tout particulièrement le Vieux-Lyon et met à l’honneur quelques-uns de ses plus curieux vestiges, le tout accompagné par des textes bien documentés. Il assure également l’illustration de plusieurs ouvrages d’art comme « L’Enseigne, son histoire, sa philosophie, ses particularités » de l’érudit John Grand-Carteret, paru en 1902, où défile, alertement croquée, une belle pléiade d’enseignes ayant orné les rues lyonnaises à différents moments de leur histoire.

En 1895, Girrane devient le collaborateur habituel du « Progrès » et de son supplément « Le Progrès illustré ». Il collabore également à d’autres titres comme « Le Tout Lyon » de Paul Duvivier. Un peu marginalisé dans une presse qui s’ouvre à la photographie à l’aube du XXe siècle, il se passionne pour la technique et imagine une « double scène » destinée aux théâtres, coulissant horizontalement et permettant la préparation du futur décor dans une partie, au moment même où l’autre sert de cadre au spectacle en cours.

Ce système est adopté par la ville de Lyon décidée à restaurer la machinerie de son Grand Théâtre -l’actuel opéra- des plus défraîchies. Le bâtiment est fermé pendant un an, afin de permettre l’installation d’un système un peu modifié par son inventeur : une scène tournante, constituée de deux scènes distinctes mais solidaires, sous forme d’un cercle coupé par le milieu. Scènes qui, par rotations, viennent successivement se placer face au public, associent un plateau circulaire et des cintres qui lui sont solidaires par l’intermédiaire d’un axe central, mu électriquement.

La salle ainsi modifiée est rouverte le 15 novembre 1922, avec la célébrissime « Carmen » de Georges Bizet, mais Gustave Girrane est absent : il est décédé au printemps, quelques jours après la mort de son épouse, compagne des bons et des mauvais jours, tendrement aimée.

Gustave Girrane, toute la passion d’un gone pour sa ville

19 mai 1865. Naissance à Lyon (Rhône).

1895. Entrée au « Progrès ».

10 avril 1922. Décès à Lyon.